L’ouverture du livre et la première session au bord de l’El Ter, en entier. Pas d’inscription, pas d’adresse à laisser.

Extrait

La luminescence de l’eau

Introduction

Jusqu’à ce matin, j’étais bloqué. Comme sclérosé. Il me semblait impossible de continuer ce projet d’écriture démarré d’une envie : parler de l’eau.

L’idée d’écrire sur le sujet à ma façon est née en début d’année 2023, après avoir animé une série d’interventions sur le thème de l’eau et de sa biocompatibilité.

Quelques mois plus tard, en juillet, je devais réaliser une intervention de trois heures auprès d’une centaine de thérapeutes. Durant plusieurs semaines, j’ai tenté de créer une trame, une structure, mais rien n’y faisait, je n’y arrivais pas. J’avais pourtant compilé des expériences personnelles et de nombreuses données, que je tentais d’organiser pour offrir à mon futur public une intervention de qualité qui leur offrirait une nouvelle vision de l’eau. Je tournais en rond. Un jour, j’ai demandé à Maude, ma compagne, de faire une canalisation pour que je trouve l’axe. Nous nous sommes alors connectés à l’élément Eau. J’ai reçu un enseignement magistral : ces quelques minutes ont d’une part réussi à tout débloquer, et elles m’ont également permis de comprendre que j’étais investi d’une mission. Je devais porter le message de l’eau. Cet enseignement a été un point de bascule fondamental dans la rédaction de ce livre.

J’ai alors créé une conférence inédite, avec un renversement de structure. J’ai commencé et fini par le message principal offert par l’eau dont je devenais, le temps d’une conférence, le messager : « L’eau est notre amie, considérons-la. Elle donne tout à chaque instant sans jamais rien demander en retour. Offrons-lui notre conscience, considérons-la pour ce qu’elle est, la Vie ».

Pour construire une conférence et préparer un auditoire à recevoir un message, la structure d’usage consiste à exposer un ensemble d’informations factuelles qui vont susciter une émotion comme la culpabilité ou la peur, par exemple, puis à apporter des données techniques étayées et enfin, de proposer des solutions. J’avais accumulé un nombre considérable de données que je destinais également à ce projet de livre au départ : sur la qualité de l’eau, les polluants, la règlementation de l’eau potable, les dommages de l’eau du robinet, de l’eau en bouteille, ainsi que sur le faible potentiel des eaux relativement « mortes » que nous buvons, sans d’ailleurs jamais nous en soucier. Tout un volet devait intégrer les effets de l’eau sur l’organisme. Bref, je devais parler de fonction, d’utilité… et finalement très peu de l’Eau en elle-même.

C’est en réalisant cela que, dans un éclair de lucidité, j’ai transformé ma structure. L’une des demandes de l’Eau, sans doute la plus difficile à respecter, était de ne jamais heurter ni culpabiliser mon auditoire. Je me devais de leur offrir de la façon la plus pure possible le message qui transitait à travers moi. J’ai alors osé. Osé intégrer des parties « méditatives », de légers mouvements corporels et de la musique, pour préparer mon auditoire à la réception du message de l’Eau. J’ai préparé cette conférence comme si je n’en avais jamais fait auparavant, jusqu’à préparer des fiches cartonnées tant j’avais l’impression de ne me souvenir de rien.

Comme un dernier encouragement, j’ai reçu un ultime message : « Ne cherche pas à savoir, les informations viendront quand tu seras devant ton auditoire, et pas avant… » Pas de quoi me rassurer, vous vous en doutez bien.

Comme toujours, la vie est parfaite. Mon intervention lors de l’université d’été du CNR était programmée le jour où le thème était l’eau. Une équipe d’étudiants était chargée de « colorer la journée » selon la vibration de l’eau.

Juste avant mon intervention, je me sentais vide, éprouvant une certaine peur à l’idée de ne savoir que dire durant les trois heures qui allaient suivre. J’ai alors été entraîné dehors par cette équipe, incité à bouger au son de la musique, arrosé d’eau, invité à me mouvoir tel une goutte dans la vague que formaient ensemble les cent personnes présentes. En rentrant dans la salle, nous étions bénis par de l’eau, encore… Plus que jamais, j’étais « dans le bain », dans tous les sens du terme. Prêt à délivrer le message de l’eau.

L’expérience a été surprenante. Je ne saurais pas décrire ce qui s’est passé dans mon corps durant les huit à dix minutes qui ont constitué la délivrance du message de l’Eau. J’ai vu des gens pleurer, d’autres avoir un sourire immense aux lèvres. Une chose est sûre, j’ai senti une énergie qui n’était pas la mienne irradier mon auditoire… Après ce message, j’ai délivré un ensemble d’informations, à la fois pour ouvrir les consciences, mais aussi fournir quelques clés sur la qualité de l’eau que nous buvons.

À la suite de cette intervention, je me suis senti à ma place pour délivrer le message de l’Eau… Bien loin de me douter de ce que la suite m’offrirait, ou plutôt me demanderait. À l’issue de cette intervention, j’étais plus que motivé pour continuer l’écriture de ce livre… Certain de savoir quelle était la suite.

Très vite, je me suis détourné de ce que je peinais à écrire : une sorte de résumé technique compréhensible et cohérent, mais qui manquait d’âme…

Au mois d’octobre, j’ai eu l’opportunité de participer en tant qu’intervenant à « Merkaba, l’esprit de la science », un évènement atypique qui allait, sans que je le sache, transformer la suite de ce livre.

À cette occasion, j’avais amené un prototype de fontaine que j’avais assemblée. Elle intégrait un œuf en verre en forme de cœur qui créait un vortex dans l’eau, ainsi qu’un système d’éclairage qui donnait une dimension particulière à l’objet. L’eau était donc bien là, occupant le devant de la scène. Mon intervention était commune avec deux autres personnes ayant un cursus universitaire bien rempli, Sophie Sourgens, ingénieure hydraulique et ostéopathe, et Philippe Bobola, anthropologue entre autres. Je dois avouer qu’à plusieurs moments, je me suis demandé ce que j’allais bien pouvoir amener à ce nouvel auditoire.

L’événement « Merkaba, l’Esprit de la Science » a la particularité d’offrir plusieurs points de vue sur un même sujet, dans la bienveillance et le respect mutuel. Au final, avec mes deux comparses, nous avons réussi, sans nous connaître, à offrir une information puissante.

Avant cette intervention, Sandrine Amaya-Morisson, l’une des trois coorganisatrices de l’événement, m’avait demandé de créer un rituel d’ouverture. Ces rituels avaient pour objectif de créer un lien entre le public et les intervenants, d’établir un rapport d’égalité entre les uns et les autres pour que tous intègrent que « nous sommes un ». M’est alors venue l’idée de positionner la fontaine au centre de la salle et de demander aux cent personnes de l’assemblée de former deux cercles concentriques en se tenant la main. Sanguitananda, un yogi musicien, a accepté de jouer de la musique « live » pour cet exercice improvisé. J’ai ensuite demandé à chacun de bien vouloir se concentrer sur l’eau au centre, de lui offrir de l’attention et de l’intention positive. Et tout cela en même temps que les deux cercles concentriques tournaient dans des directions opposées. Quelles magnifiques vibrations avons-nous reçues ! Une sorte de magie a opéré. Nous avons envoyé chacun un fragment d’amour et d’attention qui nous représentait. Quasi instantanément, nous avons chacun reçu cent pour cent de ce que le groupe envoyait. Un bel exemple exponentiel de l’énergie. Une forme d’abondance naturelle. Je donne un centième et je reçois toute l’énergie du groupe, à pleine puissance.

La fontaine que j’avais amenée a visiblement provoqué un certain effet. Parmi les différentes personnes que j’ai pu rencontrer, l’une m’a particulièrement marqué, et même impressionné. Il s’agit du Vénérable Michel Thao Chan. Tant d’humour et de simplicité se dégagent de cet homme ! Et tellement de force dans ses propos… C’était la première fois depuis longtemps que je rencontrais quelqu’un qui incarne ce qu’il prône. D’ailleurs, il ne préconise finalement rien d’autre que de vivre simplement et de rire de la vie en paix. Alors, grâce à ma fontaine, à l’Eau, peut-être aussi grâce à mon intervention, à la fin de ces deux journées hors du temps, lorsqu’il fut temps de nous séparer, Michel m’a dit : « Yannick, tu es l’eau, entends ce que je te dis, tu es l’eau… » Un peu grisé par ces deux jours, je reconnais en toute honnêteté que ses paroles ont fait plaisir à mon ego, mais je ne les ai pas bien comprises sur le moment…

La Merkaba est un vaisseau dans lequel on monte et duquel on ne redescend jamais. J’ai eu d’ailleurs la chance durant ces journées de monter dans la Merkaba Circonvolution1, créée par Pierre et Benjamin, deux géo-bâtisseurs de talent. Cet événement marquant le fut à bien des égards, mais il m’a fallu plusieurs mois pour assimiler les changements qu’il avait entraînés.

Quelques semaines après, tourmenté par les nombreux événements mondiaux, je me suis demandé ce que je pouvais faire en faveur de la paix. Je n’avais aucune envie de m’engager dans une ONG, de « faire de l’humanitaire » tel qu’on peut l’imaginer… J’ai alors écrit un mail au Vénérable Michel Thao Chan, qui est un émissaire pour la paix dans le monde. « Cher Michel, comment fait-on pour œuvrer pour la paix dans le monde à un moment où les conflits se multiplient ? »

Une heure après, mon téléphone sonnait, et je dois avouer que je n’étais pas prêt pour la suite.

– « Bonjour Yannick, il y a des gens qui sont faits pour aller sur le terrain aider les démunis, les personnes souffrantes, mais toi, tu dois porter la voix de l’eau. Je vais partager quelque chose avec toi : tu dois parler de la luminescence de l’eau

– Mais je ne sais pas ce qu’est la luminescence de l’eau…

– Tu dois parler de la vie de l’eau, de sa dynamique. Tout est vibration. Tu dois élever la conscience que les gens ont de l’eau dans la vie de tous les jours. C’est ça, ta participation pour œuvrer pour la paix dans le monde. »

Après cet échange de près de trente minutes, exalté par la situation, je me sentais pousser des ailes… Très vite, je me suis mis à chercher, à réfléchir… et n’ai rien trouvé ! J’avais deux certitudes : mon livre allait s’appeler « La luminescence de l’eau » et j’allais demander au Vénérable Michel Thao Chan de le préfacer… À part ça, c’était l’impasse. Nous étions en novembre 2023. Le temps passe vite…

Jour après jour, les énergies perçues lors de l’appel avec Michel se dissipaient et je me sentais perdu. L’idée d’écrire un livre était bien là, mais je ne savais pas par où commencer… C’était sûrement trop pour moi. Je m’étais certainement fait des illusions. Qui étais-je pour penser pouvoir écrire un livre sur un sujet dont personne ou presque ne parle, moi qui n’ai rien étudié de l’eau !

Dès qu’une conférence, une vidéo ou un article traitant de l’eau paraissait, je le lisais, j’engrangeais encore de l’information, de la « data » comme on dit aujourd’hui. Je me transformais petit à petit en une masse de savoir. Mais plus j’accumulais du savoir, plus je me sentais nul, me demandant pourquoi continuer à croire que je pouvais écrire un livre. Juste parce que mon ego s’était glorifié d’entendre « Tu es l’eau » ?

Les jours et les semaines passèrent. Je m’enfonçais peu à peu… jusqu’à ce matin.

Depuis plusieurs années, Maude et moi pratiquons la « canalisation », appelée également channeling. Nous avons même construit notre première roulotte comme ça. Presque à l’aveugle, sans vraiment comprendre ce que nous faisions. C’était il y a douze ans… Depuis, la canalisation nous accompagne plus ou moins régulièrement, en fonction de nos envies, de nos besoins, et de notre vie. Mais là, c’était le moment, le jour.

« Je me sens perdu, j’ai besoin d’aide pour écrire mon livre.

– Pour commencer, sache que tu as toute la matière dont tu as besoin. Il faut que tu arrêtes d’engranger du savoir car cela te dessert. Il est temps d’opérer un jeûne des savoirs.

Tout le contenu est déjà en toi, mais il te faut le laisser sortir. Voici ce que tu vas faire : au moins une fois par semaine, tu vas aller au bord de l’eau, près d’un cours d’eau, un étang ou un fleuve par exemple, avec ton cahier et ton crayon, et tu vas écrire ce que tu ressens, ce que tu entends, les messages qui te seront délivrés. La luminescence de l’eau n’est pas perceptible par les sens classiques. La luminescence de l’eau doit être savourée différemment, elle demande un effort différent.

Tu dois créer le lien entre l’humain et l’eau. Nous ne pouvons pas aimer quelqu’un que nous ne connaissons pas. L’eau a envie d’être entendue. Sors des concepts humains… Il est important de parler pour elle et non de parler d’elle. Il faudra sortir de la fonction pour aller vers l’être.

Va toutes les semaines plusieurs heures à la rencontre de l’eau et dans cinq semaines, tu auras écrit ton livre… »

Il était 11 h en ce 25 mars 2024, lendemain de pleine lune. La luminescence de l’eau venait de prendre forme… Je venais de comprendre, dans mon corps, les mots que m’avait transmis le Vénérable Michel Thao Chan quelques semaines auparavant.

À 15 h, j’étais au bord du fleuve El Ter à Torello, en Catalogne. Ma première session pouvait commencer, avec un mélange d’envie et d’appréhension. J’étais curieux de découvrir ce que l’eau allait m’apprendre…

El Ter, Torello, Catalogne (Espagne)

Toute « première fois » est intimidante. Là, il fallait que je me fasse confiance, que je m’attelle à l’écriture intuitive que j’avais déjà pratiquée de nombreuses fois par le passé. J’avais une vision claire de l’endroit où je devais aller, le long du fleuve El Ter. Ce cours d’eau catalan prend sa source dans les Pyrénées, arrose Gérone et se jette dans la mer Méditerranée, à L’Estartit. Long de deux cent huit kilomètres, il ne traverse pas d’autre région que la Catalogne.

Muni d’une petite chaise, d’un thermos de tisane et bien couvert, j’ai marché jusqu’à trouver l’endroit qui m’accueillerait pour cette première session. Ce serait là, un peu à l’écart du sentier, en face des petites falaises qui surplombent cette section du fleuve. Le débit était relativement faible, malgré la période. La Catalogne était passée en sècheresse hivernale sévère. Depuis quatre mois que nous étions sur place, la pluie s’était faite rare.

Après avoir envoyé une photo à Maude lui indiquant que j’étais bien installé pour démarrer, j’ai mis de la musique classique dans mon casque, sorti mon thermos, pris mon nouveau carnet, mon stylo, et je me suis assis…

« Me voici, je suis prêt sans l’être et je dois avouer que je ressens une légère appréhension. Je te vois, je te sens, mais je n’ai jamais réalisé en conscience cette expérience de t’écouter, de t’apprendre et de me modifier à tes côtés.

Je sens dans mon corps ta présence puissante, forte et intimidante. Tout ce que l’on m’a enseigné de toi, finalement, c’est de te réduire à une molécule. Disséquée, comme si l’on avait étudié l’une des cent mille milliards de cellules qui composent le corps humain. Et qu’en étudiant cette cellule, indépendamment des autres, on en avait déduit ses caractéristiques. Je suis certain qu’aucun humain n’accepterait d’être résumé à cette seule étude.

– Voilà comment la plupart des humains me perçoivent : en ayant étudié hors contexte un fragment de mes cellules, ils croient avoir une vision de qui je suis.

Je suis l’eau, et à travers ma luminescence, j’utilise ta voix et ta plume pour me présenter au monde. Il te faudra me rencontrer à bien des endroits différents pour percevoir l’essence de que je veux partager avec toi.

Ecoute, ressens, vibre. (Je prends soin d’enlever mon casque.) Là, c’est mieux ! Et coupe la musique. (Je m’exécute, rangeant mon casque et mon téléphone dans mon sac).

– Tout semble dorénavant brouillé. J’ai l’habitude d’avoir de la musique dans les oreilles, et là je me sens tout nu.

– Vous m’avez souillée, mais je ne vous en veux pas. Vous êtes ignorants. Vous les humains, vous ne pensez qu’à travers votre matière grise, vous ne pensez qu’à comprendre, comprendre, comprendre. Sans vivre, sans ressentir, vous ne pouvez rien.

La vie est puissante, elle ne cherche pas à comprendre, elle s’exprime, elle ressent.

– C’est difficile de ne pas écrire ce que je vois.

– Il y a ce que tu vois, il y a ce que tu perçois. Il y a ce que tu ressens, il y a ce qui vibre. Et surtout il y a bien plus que cela.

– Alors que tout est eau, il est m’est difficile de te rencontrer, de découvrir qui tu es en mettant de côté tes fonctions.

– Pars simplement du principe que l’eau est à la base de tout. Ne te pose plus de questions sur mes fonctions, mais ouvre-toi à moi et laisse-moi te guider.

– OK. L’Eau est tout. L’Eau est partout, l’Eau est fonction de tout. Bonjour Eau, qui es-tu ?

– Je suis ce que tu entends, ce que tu vois, ce que tu perçois, mais au-delà, je suis UN.

L’humain a préféré me diviser en molécules, en groupe de molécules et me catégoriser en tant que source, ruisseau, lac, rivière, étang, nappe, fleuve, mer et enfin en océan.

Je suis tout cela, mais je suis plus encore. Je suis le messager, la vibration, le continuum. Je suis le temps et l’espace. Je suis la vie et la mort. »

J’ai pris une gorgée de tisane en contemplant le fleuve.

« En cet instant, tu me bois et m’observe. Je suis dedans et dehors à la fois. Ce que tu vois est la représentation de ce qui est en toi. »

J’ai alors pris conscience de la tisane qui pénétrait, chaude dans ma gorge, et l’ai imaginée descendre en virevoltant tels les remous du fleuve devant moi.

« C’est difficile, je vois une rivière avec toute la vie qui va avec. Je perçois l’eau “fonction”, mais je ne te perçois pas.

– La rencontre est sur un autre plan. La fonction n’est pas ce qui est. L’action de l’eau qui coule et forme un fleuve n’a rien à voir avec ce que je suis. C’est un fragment de qui je suis.

– C’est intéressant. Je ressens de l’agacement. J’aime comprendre et là, je ne comprends rien.

– Ressens et tu n’auras plus besoin de comprendre… Je veux, à travers toi et à travers d’autres, que tu puisses faire ressentir qui je suis. Je ne veux pas que l’on m’explique, je veux que l’on m’écoute, que l’on me ressente.

J’ai besoin que tu sois le messager de l’eau pour porter ma vibration. Pas d’explications. Ouvrir la conscience à la vibration de l’eau, c’est élever sa vibration. Peu importe le chiffre de ma fréquence. La bonne fréquence, c’est la syntonisation.

Apprend la syntonisation et tu pourras faire vibrer les gens sur ma fréquence. »

J’ai alors pris un temps de réflexion sur ce que je venais d’écrire. Je ne comprenais pas tout. Il faudrait qu’une fois à la maison je prenne le temps de tout relire. La lumière du jour déclinait, les canards arrivaient, sans doute pour passer la nuit ici. J’apercevais de temps à autre un poisson qui sautait, de petits oiseaux au bord qui semblaient boire. Je réalisais qu’il y avait là une vie puissante. Je commençais à me poser des questions…

« Pourquoi » est la plus inutile des questions. Le comprends-tu ?

– Un canard perçoit-il l’eau comme une fonction ou comme une entité, un être à part entière ?

– Les deux, tout comme tu ne peux percevoir le canard que dans sa dimension physique. Les animaux, les végétaux, et même les minéraux n’ont aucune difficulté à communiquer. Tout se passe sur un autre plan. Nous sommes ensemble pour que tu portes le message de la luminescence de l’eau. La luminescence est l’état naturel de communication entre tous les règnes. C’est le langage universel.

La luminescence, c’est l’association subtile de la lumière à l’essence de tout ce qui est, ici et là. La lumière est le véhicule de toute chose. C’est à travers elle que nous communiquons tous. Vous les humains, pour la plupart, pensez que la communication passe par le son, la lecture, l’expression visuelle et corporelle. La lumière est à la base de toute la communication. L’une de mes fonctions en tant qu’Eau est d’être le vecteur de cette communication.

La luminescence de l’eau est l’essence de qui je suis et de l’information que je véhicule. S’ouvrir à la luminescence de l’eau, c’est s’ouvrir à qui je suis. Percevoir ma luminescence, c’est percevoir mon essence. Si toi aussi tu m’offres l’essence de qui tu es, notre communication sera d’égal à égal. Nous serons alors dans l’essence de l’instant.

Si tu apprenais à communiquer à travers ta luminescence, alors ta communication serait pure. Plus de fonction, plus d’action, juste ce qui est, et surtout ce qui est essentiel.

À tes côtés, je peux t’enseigner cela. Tu vois ma fonction rivière ? Il suffit de te connecter à ma luminescence. Et c’est aussi valable pour tout ce qui t’entoure.

– Comment dois-je faire ?

– Écoute et ressens. Viens me voir souvent, ici ou ailleurs, là où je suis visible dans un premier temps. Observe, laisse-toi porter par mes bruits, mes odeurs, mes vibrations, et ma température froide. Cela prendra du temps, mais ce sera puissant. Acceptes-tu ?

– Oui, bien sûr. Et j’accepte aussi tous les changements que cela impliquera… Merci pour cette première session. »

C’était étrange. Lors de la canalisation avec Maude, il m’avait été dit de ne pas me focaliser sur la durée. Que je saurais quand ce serait fini. C’était vrai. Je l’ai su. C’était la fin pour cette session.

J’ai regardé l’heure sur mon téléphone : 16 h 30… Je venais de passer une heure et demie avec l’Eau. Cette situation avait quelque chose de surréaliste. À cet instant, j’étais à la fois heureux d’avoir réussi, de m’être dépassé pour aller à la rencontre de l’eau, mais aussi confus. Ensuite tout s’est enchaîné, j’ai écrit plusieurs pages sur mon cahier, entrecoupées de temps de pauses d’observation, en éprouvant toujours cette sensation de confusion.

Je suis retourné à ma voiture avec cette ambivalence en moi. En rentrant, je me suis précipité sur mon ordinateur pour coucher ces quelques mots.

L’aventure de la Luminescence de l’eau était scellée. Plus de retour en arrière. Il me tardait la prochaine session, sans savoir où ce serait.


La note appelée par cet extrait

Footnotes

  1. Voir détail de la Merkaba Circonvolution page 143.

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