Durant quelques mois en 2018, nous avons loué une maison, le temps de préparer la suite. Mélusine était installée au milieu de la pièce principale, et fonctionnait parfaitement. Nous avons commencé à planifier un road trip en 4×4 sur la terre des dieux, en Grèce. Maude m’a demandé ce que je comptais faire de Mélusine. J’ai répondu qu’on ne la prenait pas. Trois enfants, deux chats, une tente de toit : le 4×4 était déjà plein.
Mélusine s’est mise à fuir. La bonne vraie fuite, celle qui mouille bien.
J’ai regardé Mélusine, Maude, puis encore Mélusine et Maude. Et j’ai dit : d’accord, on prend Mélusine.
J’ai acheté une remorque, un panneau solaire, des cuves à eau. Et j’ai construit, sans le savoir, ma première station de potabilisation et de dynamisation autonome et transportable. Nous sommes partis fin 2018. Le Péloponnèse, la Crète. Elle n’a jamais aussi bien fonctionné que sur les pistes chaotiques de Grèce.
Là-bas nous allions où les énergies nous attiraient, pas où il y avait à voir. On trouvait un champ, on se posait, on partageait un temps l’énergie. Nous avons médité en famille, beaucoup. L’eau était partout, et elle n’y est pas pour rien.